Metz Actualité

L'actualité de Metz et de la Moselle

Vie locale

À Metz, le transfert des urgences de Legouest divise syndicats et élus

Élise-Jeanne Carrelage 2 min de lecture
À Metz, le transfert des urgences de Legouest divise syndicats et élus

Le projet de transfert de compétence des urgences de l’hôpital Legouest, des armées vers le CHR Metz-Thionville, suscite une forte opposition à Metz. Jeudi 24 septembre, des syndicalistes et des élus de gauche se sont rassemblés devant la mairie, avant le conseil municipal, selon tout-metz.com.

Le Service de santé des armées et le CHR présentent ce transfert comme une solution durable. Il s’inscrit, selon leur communiqué commun relayé par tout-metz.com, dans le recentrage des militaires sur leurs missions, dans le contexte de la guerre dans l’Est de l’Europe. L’offre de soins doit être préservée, d’après les annonces rapportées.

Crainte d’une fermeture et d’une dégradation des soins

Les organisations syndicales et plusieurs élus d’opposition ne partagent pas cette lecture. Ils redoutent à terme la fermeture du service d’urgences de Legouest. Charlotte Leduc, élue d’opposition, estime que le départ des soignants militaires ne serait pas compensé et que l’hôpital de Mercy ne pourrait pas accueillir les patients civils supplémentaires.

Pour ces opposants, les conséquences pourraient être une dégradation de la qualité des soins et des délais d’attente plus longs aux urgences. Un nouveau rassemblement est annoncé demain, samedi 3 octobre, à 14 heures, avec un départ place de la République.

Deux motions débattues au conseil municipal

Le sujet a aussi donné lieu au dépôt de deux motions au conseil municipal : l’une par la majorité Utile pour Metz, l’autre par les groupes de gauche Union de la gauche et des écologistes et Rassemblement de la Gauche Sociale, Écologiste et Républicaine.

Le maire François Grosdidier conteste l’hypothèse d’une fermeture de Legouest. Il dit vouloir accompagner la transition en développant les urgences et les soins non programmés grâce à davantage de moyens pour la médecine civile. Bertrand Mertz, du groupe Rassemblement de la Gauche Sociale, Écologiste et Républicaine, a pour sa part insisté sur le maintien de l’offre de soins, qu’elle soit civile ou militaire.

Source : tout-metz.com

Élise-Jeanne Carrelage

Partager cet article

Retour en haut